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Pourquoi certaines entreprises stagnent sur EcoVadis (et comment éviter les erreurs classiques)

Temps de lecture : 3 minutes

Pourquoi certaines entreprises stagnent sur EcoVadis (et comment éviter les erreurs classiques)

C’est une situation que nous rencontrons très souvent chez Fertilidée.

L’entreprise a répondu sérieusement au questionnaire EcoVadis.
Elle a fourni des documents.
Elle a parfois même engagé des actions concrètes.

Et pourtant, le score reste décevant.
Parfois identique à l’année précédente. Parfois même en baisse !

La réaction est presque toujours la même : “On ne comprend pas ce qu’ils veulent de plus.”

Dans la majorité des cas, le problème ne vient pas d’un manque d’engagement, mais de malentendus structurels sur ce qu’évalue réellement EcoVadis.

Erreur n°1 : confondre « agir » et « prouver »

C’est de loin l’erreur la plus fréquente.

Beaucoup d’entreprises font réellement des choses :

  • elles trient leurs déchets,

  • elles forment leurs équipes,

  • elles privilégient certains fournisseurs,

  • elles respectent le droit du travail et vont même au-delà.

Mais EcoVadis n’évalue pas ce que vous savez, il évalue ce que vous pouvez démontrer.

Sans document formalisé : pas de politique, pas de procédure, pas d’indicateurs, pas de preuve opposable…

Résultat : l’action existe… mais elle ne “compte” pas !

Erreur n°2 : fournir des documents trop vagues ou trop génériques

Autre cas très courant :
l’entreprise fournit :

  • une charte éthique très générale,

  • une politique RSE trop courte,

  • ou encore un document peu adapté à sa réalité opérationnelle.

Le problème n’est pas la bonne volonté, mais le manque de contextualisation.

EcoVadis attend que les documents :

  • concernent directement l’entreprise évaluée,

  • soient adaptés à sa taille et à son activité,

  • décrivent des pratiques réellement mises en œuvre.

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Un document très “corporate”, sans lien clair avec le terrain, est souvent peu valorisé.

Erreur n°3 : vouloir aller trop vite (ou trop loin)

Certaines entreprises, de bonne foi, cherchent à “cocher toutes les cases” dès la première évaluation :

  • elles lancent trop d’actions en parallèle,

  • elles produisent beaucoup de documents en urgence,

  • et elles multiplient les engagements sans suivi réel.

Résultat, on se retrouve avec des politiques pas vraiment opérationnelles, des actions non mesurées ou encore des incohérences entre les piliers.

EcoVadis valorise bien plus une démarche progressive, structurée et cohérente qu’une accumulation d’initiatives mal alignées.

Erreur n°4 : sous-estimer le pilier Achats Responsables

C’est souvent le pilier le plus faible, en particulier pour les PME.

Pourquoi ?
Parce que beaucoup pensent : « Nous avons peu de fournisseurs, donc ce n’est pas un sujet. »

Or, même avec peu de fournisseurs, EcoVadis attend a minima :

  • une identification des risques RSE dans la chaîne d’approvisionnement,

  • des exigences formalisées (code de conduite fournisseurs et clauses RSE),

  • un minimum de suivi.

L’absence totale de cadre sur les achats responsables est systématiquement pénalisée.

Erreur n°5 : mal lire les retours EcoVadis

Les fiches de résultats EcoVadis sont souvent perçues comme obscures.
Et pourtant, elles contiennent des informations précieuses :

  • critères faibles,

  • leviers d’amélioration,

  • niveaux d’attente non atteints.

Le problème est souvent un manque de temps ou de méthode pour les analyser.

Beaucoup d’entreprises regardent uniquement :

  • le score global,

  • la médaille (ou son absence).

Et passent à côté de l’essentiel : la logique de progression attendue.

Ce qui permet réellement de progresser

À l’inverse, les entreprises qui améliorent durablement leur score font presque toujours la même chose :

  • elles priorisent quelques critères clés,

  • elles formalisent ce qui existe déjà,

  • elles produisent peu de documents, mais des documents utiles,

  • elles alignent politiques, actions et indicateurs,

  • et elles acceptent que la progression prenne parfois deux ou trois cycles.

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EcoVadis n’est pas un sprint.
C’est un processus d’amélioration continue.

EcoVadis : un révélateur plus qu’un juge

Lorsqu’on le regarde avec un peu de recul, EcoVadis ne “sanctionne” pas.
Il met en lumière les zones floues et les décalages entre discours et pratiques.

Et c’est précisément pour cela qu’il peut devenir un outil utile, à condition de ne pas le subir.

Dans le prochain article, nous verrons comment améliorer son score EcoVadis de manière intelligente, sans greenwashing ni usine à gaz, en se concentrant sur les leviers qui comptent vraiment.

Chez Fertilidée, c’est exactement ce que nous faisons au quotidien : transformer une contrainte en outil stratégique.