EcoVadis 2026 : comment ne pas perdre votre médaille cette année ?
Si vous avez déjà passé une évaluation EcoVadis, vous le savez : la plateforme n’est pas figée. Chaque année, les critères évoluent, les seuils de notation bougent et ce qui suffisait à décrocher une médaille l’an dernier peut ne plus suffire aujourd’hui.
En 2026, les changements sont réels et significatifs. Mieux vaut les connaître avant de soumettre votre dossier !
Voici ce que vous devez savoir pour aborder cette évaluation avec méthode.
Ce qui a changé en 2026
Trois évolutions majeures sont à retenir pour cette année.
La première concerne les seuils de médailles, qui continuent de monter. Le seuil de la médaille Argent est passé de 68 à 72 points entre juillet 2025 et janvier 2026.
Ce mouvement n’est pas anodin : il reflète la montée en maturité générale des entreprises évaluées et la volonté d’EcoVadis de maintenir la valeur de ses distinctions.
Concrètement, si vous avez obtenu une médaille Argent l’an dernier avec un score de 69 ou 70, vous êtes potentiellement en dessous du seuil cette année.
La deuxième évolution touche aux exigences de reporting. Jusqu’ici, il suffisait de faire référence au GRI ou à la CSRD dans vos documents pour obtenir des points sur ce critère.
Ce n’est plus le cas. EcoVadis exige désormais une conformité réelle et démontrée, pas une simple mention.
Les entreprises qui reportaient “avec référence au GRI” sans en appliquer rigoureusement les standards perdront des points. Cette évolution est directement liée à la lutte contre le greenwashing et à l’alignement avec la CSRD.
La troisième concerne la flexibilité de matérialité. EcoVadis permet désormais, dans certains secteurs pilotes, aux entreprises de demander la désactivation de critères environnementaux non matériels pour leur activité, à condition de le justifier par une analyse de matérialité documentée.
C’est une évolution positive pour les entreprises qui subissaient des évaluations sur des enjeux sans lien avec leur secteur.
Ce que ça change concrètement pour votre dossier
La leçon principale de ces évolutions est simple : EcoVadis valorise de plus en plus les preuves et de moins en moins les déclarations d’intention.
Avoir une politique RSE rédigée ne suffit plus. Il faut des indicateurs mesurables, des documents justificatifs solides et une cohérence entre ce que vous dites faire et ce que vous faites réellement. La plupart des entreprises qui stagnent ou régressent dans leur score ne manquent pas d’engagement, elles manquent de structuration de leur reporting. C’est un problème de méthode, pas de volonté.
Si vous avez déjà passé une évaluation EcoVadis et que vous souhaitez comprendre pourquoi votre score ne progresse pas, notre article sur les erreurs classiques qui font stagner le score EcoVadis vous donnera des pistes concrètes.
Les quatre piliers : à soigner en priorité
L’évaluation EcoVadis reste structurée autour de quatre grands thèmes : environnement, social et droits humains, éthique et achats responsables. Chacun est noté sur 100 et aucun thème ne peut descendre sous 30 points si vous voulez prétendre à une médaille.
Sur le pilier environnemental, la priorité en 2026 est claire : si vous n’avez pas encore de bilan carbone, c’est le moment de vous y mettre. Les critères liés à la mesure des émissions et aux plans de réduction sont de plus en plus pondérés, notamment pour les entreprises de taille intermédiaire.
Sur le pilier achats responsables, EcoVadis attend que vous puissiez démontrer comment vous évaluez vos propres fournisseurs sur des critères RSE. Cela implique d’avoir une politique formalisée et idéalement des preuves d’échanges ou d’évaluations réalisées.
Sur le pilier social, les indicateurs d’engagement des salariés, de conditions de travail et de formation prennent de l’importance. Une démarche structurée autour du bien-être au travail et de la qualité de vie en entreprise contribue directement à ce score.
Sur le pilier éthique enfin, la traçabilité et la gouvernance sont clés. Disposez-vous d’un code éthique formalisé ? D’une procédure anti-corruption documentée ? Ces éléments sont systématiquement vérifiés.
En pratique, par où commencer ?
Inutile d’attendre la relance de votre évaluation pour agir.
Commencez par auditer votre dossier de l’année dernière. Reprenez le rapport EcoVadis reçu, identifiez les thèmes où vous avez perdu des points et listez les documents qui manquaient ou qui étaient insuffisamment étayés. C’est là que se trouvent vos marges de progression les plus rapides.
Ensuite, mettez à jour vos politiques et procédures internes. Une politique RSE qui date de trois ans sans mise à jour sera pénalisée. EcoVadis attend des documents vivants, pas des déclarations figées. Pour structurer votre démarche et prioriser vos actions sans vous disperser, des outils simples existent.
Vérifiez également votre couverture sur les achats responsables. Avez-vous formalisé comment vous sélectionnez et évaluez vos fournisseurs sur des critères RSE ? Si ce n’est pas documenté, ça n’existe pas aux yeux de l’évaluateur. C’est aussi un critère de plus en plus exigé dans les appels d’offres.
Enfin, si votre entreprise fait référence au GRI ou à la CSRD dans ses communications, assurez-vous que cette référence est réelle et vérifiable. Une mention sans substance est désormais contre-productive.
EcoVadis comme outil de pilotage, pas comme contrainte
La tentation, surtout pour une TPE ou une PME, est de traiter EcoVadis comme un exercice administratif à passer une fois par an. C’est une erreur de stratégie !
Les entreprises qui progressent régulièrement dans leur score sont celles qui utilisent l’évaluation comme un outil de pilotage de leur démarche RSE tout au long de l’année, pas seulement dans les semaines qui précèdent le questionnaire.
Cette posture change tout. Elle permet d‘améliorer son score d’année en année, mais aussi de renforcer sa position commerciale auprès des grands donneurs d’ordre qui exigent une notation EcoVadis à leurs fournisseurs.
Chez Fertilidée, nous accompagnons les entreprises dans la préparation et l’amélioration de leur score EcoVadis, avec une approche concrète centrée sur les preuves et la structuration.